PLOUBALAY : L'HISTOIRE DE PLOUBALAY

PLOUBALAY : histoire de Ploubalay

Ville de Ploubalay - Site officiel
Ploubalay - Site offciel de la maire de Ploubalay

Mairie de Ploubalay

Site officiel de la mairie de Ploubalay

Mairie Histoire Environnement Vie pratique Culture Vie sociale Contact
 

Histoire

Etang à PloubalayBien avant notre ère, Ploubalay et Lancieux formaient une presqu’île bordée à l’est par le bras du Frémur ou la mer pénétrait jusque Languenan. Au cours des siècles, la mer s’est retirée pour faire place aux marais.

Au début de notre ère, ce qui deviendra Ploubalay et ses environs étaient habités par les Celtes, qui nous ont laissé quelques vestiges (le tumulus de la Motillais). Vers le début du 5éme siècle, de nombreux moines accompagnèrent les Bretons d’Outre Manche venus s’établir en Armorique, qui s’appellera bientôt la Bretagne. Ce sont ces moines qui ont fondé les paroisses. Parmi les moines qui abordèrent notre région, devraient se trouver le moine Balay ou Valay, Cieux, Briac, Guenan, …

De ces saints fondateurs, nous ne connaissons que le nom. Balay dut s’établir sur le bord de la rivière qui porte toujours le nom de « Frou-Balay », c'est-à-dire ruisseau de Balay. Il rajouta à son nom le préfixe « Plou » doux Ploubalay, qui signifie la paroisse du moine Balay. Peu à peu une agglomération se forme à l’endroit où est situé le bourg actuel de Ploubalay.

"Ploubalay 44" :

Il y a 63 ans, la France retrouvait la Libertée. Cette, liberté, elle la devait au courage des soldats de toutes les nations engagées dans le conflit mondial et qui, au matin du 6 Juin 1944, ont foulé le sol de nos plages. Commençait alors une longue épopée au cours de laquelle de nombreuses villes et nombreux villages de France payèrent un lourd tribut.

Edward DurstPloubalay est de ceux-là. Notre cité vécut des moments douloureux, perdit deux de ses enfants, vit ses maisons détruites. S’y ajouta le sacrifice de deux soldats américains qui perdirent la vie sur le sol de notre commune. Le 24 juillet 1944, vers 14 heures, un avion américain s’abat en feu à Ploubalay, dans un petit champ sur la route de Lancieux, un peu avant le pont de la Mettrie. Seul à bord, le pilote Edward Durst meurt carbonisé. Les Allemands arrivent de tous côtés, observent, font la garde et vers le soir on confie le corps de l’aviateur à la mairie de Ploubalay, pour être inhumé le lendemain.

Edward DurstComme une traînée de poudre la nouvelle s’est répandue. Pour l’enterrement une foule immense arrive de tous côtés. Des gerbes de fleurs en quantité incroyable sont apportées.Les deux côtés les marches du portail de l’église en sont garnies. On ne note pas d’incidents malgré la présence sur la place de soldats allemands. Cependant, on sent bien monter la tension.

Le lendemain L’hélice à trois pales de son avion est alors placée sur la tombe du soldat américain.     Les Allemands qui déjà avaient bien des fois fait preuve de leur méchanceté envers les gens de Ploubalay trop peu soumis à leurs exigences intolérables, deviennent alors furieux. Quelques jours plus tard, à Joliet, une nuit, un Allemand est tué. A partir de ce moment les Allemands poussent leur furie jusqu’au paroxysme.   Le jeudi 3 Août dans la soirée, le bourg est bouclé. Les allemands contrôlent toutes les identités sous menace des fusils mitrailleurs. Malgré des propos menaçant envers la population, ils ne retiennent personne.

Nuits tragiques du 5 et 6 août 1944
Rue de Ploubalay pendant la guerreLe samedi soir un grand convoi allemand venant de la route des Prévotais, la route du Marais, la Giquelais, se dirige vers Ploubalay. On entend d’abord des tirs de mitrailleuses puis des explosions de grenades incendiaires dans les quartiers de Joliet et de Belle Entrée et le Chaffaut. Les allemands furieux mettent le feu au bourg, attaquent les maisons à la hache, lancent des grenades incendiaires, arrosent les maisons d’essence. Les habitants s’enfuient ou restent cachés prés de leurs maisons en feu. Les allemands mitraillent toutes les personnes qui se montrent. La population est prise à parti, Jean Bré, qui descendait dans son magasin, est traîné devant la pharmacie et y est abattu.

Ploubalay ravagé par la guerreLes soldats allemands rôdent en char dans les rues et tirent au canon dans la tour de l’église, près du cadran de l’horloge. Au matin du 6 Août, on prend conscience de l’ampleur de la catastrophe. Le bourg est pratiquement ravagé. Le même jour, les Américain prennent Dinan.
Les Américains reprennent leur progression vers Ploubalay au prix de violents accrochages avec les postes allemands établis le long de la route de Dinan, plusieurs tués des deux côtés.
Les Allemands se replient dans les blokauss de la ligne du Frémur et font sauter le pont de Lancieux et le Pont-Avet. Ploubalay est sous le feu des batteries allemandes.

Le mardi 15 Août 1944 dans la soirée, Ploubalay salue par une volée de cloches la reddition de Dinard aux américains. C’est la fin des combats. Ploubalay est meurtrie mais libre.

Haut de page
Webmanagement : Régie Vidéo Bretagne
© Réalisation @cte Net - Solutions Web